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 Le Trakehner

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Uhura
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MessageSujet: Le Trakehner   Dim 29 Oct 2006 - 12:31

L'histoire du Trakehner est certainement l'une des plus dramatiques du monde des chevaux. Généralement considéré comme le meilleur de tous les Sang chaud de qualité, le Trakehner doit son nom au haras fondé par le roi FrédéricGuillaume 1er, en 1732, à Trakehnen, une ville autrefois située en Prusse orientale, dans une province correspondant à l'actUelle LitUanie, en Pologne. Le haras fut installé sur 5 670 hectares, dans l'une des plus belles régions du monde. Au cours de son histoire, il fUt évacué à quatre reprises pour échapper aux armées d'invasion. La dernière évacuation eUt lieu au cours de la Seconde Guerre mondiale, devant la menace de l'armée russe. Il n'y eUt pas de retour car le haras fut complètement détruit.
Sur les quelque 58 000 chevaux présents au haras lors de l'invasion soviétique, plusieurs milliers furent évacués en hâte, à pieds, non ferrés pour la plupart. Ils entreprirent un voyage de 1 500 km qui devait les mener en Allemagne de l'Ouest. C'était l'hiver 1944-45 et il fut terrible. Hommes et bêtes manquèrent de nourriture et n'eurent pas d'end'roits où s'abriter. Attelées jours et nuits à leurs voitures, les juments donnèrent naissance à des poulains morts. La majorité des chevaux, ainsi que leurs propriétaires, succombèrent à la faim, aux maladies et aux blessures. Moins de mille d'entre eux arrivèrent finalement à destination. Grâce à ces rescapés, la race fut néanmoins sauvée et put s'établir en Allemagne de l'Ouest.
À son apogée, le haras de Trakehnen, qui représentait une importante source de revenus pour les fermiers de la région, ne comptait pas moins de 400 juments poulinières. Durant l'entre-deux-guerres, la Prusse orientale exportait annuellement 32 000 chevaux environ. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'association d'élevage, forte de la 000 membres, dénombrait 20 000 juments inscrites. Quatre haras fédéraux élevaient des montures pour l'armée à partir de 33 000 juments poulinières et de 500 étalons, démontrant à quel point cette vaste et magnifique région d'Europe de l'Est était parfaitement adaptée à l'élevage des chevaux. Ces derniers, en effet, y trouvaient les meilleures conditions pour prospérer: des pâturages particulièrement riches, un climat clément et de grands espaces, élément souvent négligé et pourtant essentiel au bien-être des chevaux.
Le Trakehner est basé sur deux anciens types de chevaux indigènes de Prusse orientale, le Panje et le Schweiken. Il s'agissait de poneys sauvages et demi-sauvages descendants du Tarpan, le cheval primitif de type oriental qui parcourait autrefois, en larges troupeaux, les vastes forêts d'Europe de l'Est et les steppes du nord et de l'est de l'Asie.
Au début du Xlne siècle, le prince Konrad de Masovie, une région de Pologne, ordonna aux chevaliers de l'ordre Teutonique de coloniser et de christianiser la Prusse et ses habitants. Exécutant l'édit royal, ceux-ci construisirent de nombreux forts et des garnisons et, pour une grande part, civilisèrent la région.
Les chevaux des chevaliers, d'origine orientale et espagnole, furent systématiquement croisés avec les poneys Prussiens indigènes pour produire des animaux de labeur lourds et d'autres plus légers réservés à la selle. Au cours du temps, les chevaliers s'employèrent à développer un type prussien oriental plus raffiné. C'est alors que 'survinrent deux désastres majeurs. Lhégémonie des chevaliers prit fin et une épidémie de peste noire décima la population locale. Plusieurs siècles après, au début du XVIIIe, le roi Frédéric-Guillaume 1er de Prusse, sur les conseils du prince Léopold von Anhalt-Dessau, décida de revitaliser la région. Il ordonna l'assèchement des terres marécageuses, fonda Trakehnen et encouragea l'ouverture d'autres haras.
Au XVIIIe siècle, le cheptel du type lourd était très réduit. Le type de Selle, quant à lui, comptait davantage de bêtes. un troupeau d'animaux assez disparates, comptant 513 juments, fut donc rassemblé à Trakehnen et multiplié pour fournir les écuries royales en chevaux. Au haras, l'élevage commença dans l'anarchie la plus totale, des chevaux de race et des croisements étant indifféremment rapportés d'un peu partout. Le résultat fut bien entendu désastreux.
Après la mort du roi Frédéric II le Grand (fils de Frédéric-Guillaume 1er), le haras cessa d'être une propriété royale pour revenir à l'État. Petit à petit, grâce à une sélection plus judicieuse, le vieux type prussien oriental, malgré une réduction de taille, commença à réapparaître. Le cheptel bénéficia alors d'infusions de sang arabe et pur-sang et, au XIXe siècle, le haras de Trakehnen proposait à nouveau des montures de qualité qui remplissaient les exigences de l'armée, et élevait des chevaux de bataille pour les officiers de cavalerie.
Au début du xxe siècle, comme tant d'autres races, le Trakehner eut à souffrir de la mécanisation. Lélevage s'orienta alors vers la production de chevaux de loisir, d'attelage et de compétition. La ramure de cerf, emblème de la race, apposée sur la cuisse des chevaux de selle, est maintenant reconnue comme le symbole de l'excellence. Dorénavant gérée en Allemagne par une société bien organisée, la race est redevenue prospère. Comme chez les autres Sang chaud, des tests de sélection très stricts contribuent à maintenir les standards de la race. Également élevé dans d'autres pays, le Trakehner est un cheval de renommée internationale. .

Caractère et entretien
Les Trakehners sont des chevaux très courageux, résistants et pleins d'allant, mais sachant rester calmes et affectueux. D'une conformation proche de celle d'un Pur-sang léger ou de poids moyen, ou parfois, d'un Anglo-Arabe, ils incarnent toutes les qualités requises chez un bon cheval de selle, sans le tempérament souvent difficile du Pur-sang.
Le Trakehner doit être entretenu comme un cheval de sang. Il est relativement facile à manipuler, gratifiant à posséder autant qu'à monter.

Aujourd'hui
Avant de devenir le cheval de compétition par. excellence, le Trakehner est passé par des moments difficiles, mais il est maintenant exporté et élevé dans le monde entier. Son type bien établi, ses qualités athlétiques et son tempérament égal le rendent souvent préférable au Pur-sang ou à l'Arabe pour l'amélioration d'autres races.




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Aux qualités qu'on exige d'un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres qui soient dignes d'être adoptés ?
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais
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